Le monde | des abeilles
l'abeille
Il existe plus de 20 000 sortes d’abeilles dans le monde qui vivent pour la plupart, de manière solitaire.La tête
La tête comprend deux yeux aux multiples facettes qui lui permettent une vision panoramique, mais approximative car l’abeille ne perçoit pas certaines couleurs, comme le rouge. Mais trois petits yeux simples ou ocelles situées sur le dessus de la tête lui permettent de percevoir les variations de luminosité et lui donnent des informat ions essentielles à son orientation. Entre les deux yeux, deux antennes
permettent de repérer les odeurs, de se déplacer dans l’obscurité de la ruche et de communiquer avec les autres congénères... Le système mandibulaire est très puissant,avec ses pinces coupantes qui permettent de manger, nettoyer, construire des rayons et se défendre. Une trompe rétractile munie d’une langue couverte de poils microscopiques permet l’absorption de l’eau et du nectar. Le cerveau, véritable ordinateur, coordonne l’ensemble.Dans la tête sont logées plusieurs glandes et en particulier la glande hypopharingienne qui permet la production de gelée royale.
Le thorax
Le thorax assure la locomotion de l’abeille.
Pendant le vol, afin d’assurer un meilleur portage, les ailes antérieures se soudent avec les ailes postérieures par un système astucieux de crochets qui se desserrent lors de l’atterrissage.L’abeille est ainsi très performante. Sa vitesse de croisière se situe entre 25 et 30 km heure et sa masse musculeuse lui permet de transporter quasiment l’équivalent de son poids en pollen et ou nectar.
Une butineuse assure en moyenne entre 10 et 15 vols par jour.
Le rayon de butinage le plus fréquent varie de 1000 m à près de 3000 m.
Cependant certaines recherches scientifiques attestent que les abeilles peuvent réaliser des vols jusqu’à 10 km mais, dans ce dernier cas le besoin d’énergie est tel que l’insecte doit puiser dans ses réserves une partie du nectar stocké dans le jabot. La valeur de vol aussi éloigné de la ruche est quasiment nulle.
Une butineuse peut totaliser 800 km dans sa vie.
L’abdomen
Fixé au thorax par un pétiole court et très fin, et constitué de sept anneaux reliés entre eux par des membranes souple, sa flexibilité est très grande. Il contient le jabot, le tube digestif, le système respiratoire et le système circulatoire.
Le jabot, fixé à l’entrée de l’abdomen, il constitue une poche extensible permettant à l’abeille de transporter l’eau et le nectar des fleurs. Comme l’abeille a besoin de se nourrir en vol, un clapet étanche permet de laisser passer dans l’estomac un peu de nectar.
L’appareil digestif
Une ampoule rectale stocke urine et excréments qui seront vidés à l’extérieur de la ruche. En hiver, l’abeille peut rester cloitrée durant plusieurs jours et profitera d’une belle journée pour effectuer un vol de propreté.
Le système respiratoire
Etendues à tout l’insecte, des trachées acheminent l’air vers l’ensemble des parties du corps. L’abdomen régule la transpiration.
Le système circulatoire
Les organes baignent dans un liquide riche de différentes substances que l’on peut comparer au sang : l’hémolymphe.
L’abdomen contient de nombreuses glandes comme la glande dite de Nassanov qui leur permet en dégageant une odeur perceptible à plusieurs mètres de se reconnaitre entre elles. Pour diffuser cette odeur, les abeilles battent des ailes : elles font le rappel.
Enfin au bout de l’abdomen se situe l’appareil vulnéraire, le dard qui offre à l’abeille une arme de défense redoutable. Lorsque l’abeille pique, le dard s’enfonce profondément et comme il est muni de crochets, il ne peut être retiré… Il se fixe comme un harpon, entrainant avec lui une partie de l’appareil digestif ce qui engendre la mort de l’insecte.
La colonie d’abeille
La colonie est constituée d’une reine, des ouvrières et durant la période de reproduction des abeilles males ou faux-bourdons.
Article rédigé par Henri Clément novembre 2010
les faux-bourdons
Les faux bourdons

Ils apparaissent au printemps en même temps que les cellules royales qui donneront naissance aux reines vierges. Plus gros que les abeilles, reconnaissables à leurs deux yeux proéminents, ils ne peuvent pas piquer car ils sont démunis de dard.
Les cycles de la colonie
La colonie épouse l’évolution de la nature.
En hiver, l’activité de la ruche est très réduite. Cette période est plus ou moins longue en fonction de l’altitude et des influences climatiques. Quelques semaines au bord de la Méditerranée. Plusieurs mois en montagne. La reine cesse de pondre. Les abeilles vivent cloîtrées et leur principale tâche consiste à lutter contre le froid. Elles se mettent en grappe très resserrée et réchauffent l’ensemble en consommant du miel et en battant des ailes. Ainsi dans une ruche, on peut relever des températures négatives dans les espaces vides et 12° minimum au sein de la grappe. En ne chauffant que la partie occupée, les abeilles nous donnent une leçon de développement durable...En aucun cas elles ne doivent être dérangées.Au premier rayon de soleil, elles accomplissent un vol de propreté.Les abeilles ne redoutent pas le froid, mais sont sensibles à l’humidité qui favorise l’émergence de maladies parfois redoutables comme la nosémose.
Au printemps, avec les premiers beaux jours et les premières chaleurs, les butineuses redémarrent leur activité. La reine reprend petit à petit sa ponte qui s’accroit rapidement avec l’augmentation des ressources en nectar, pollen et de la température extérieure. En quelques semaines, de nouvelles abeilles remplaceront les plus âgées qui, nées à l’automne, auront assuré la pérennité de la colonie. En revanche, les réserves en miel diminuent, car les apports de nectar sont très largement insuffisants pour compenser la consommation des nouvelles générations.Avec l’arrivée des grandes floraisons, en quelques jours, la population de la colonie explose littéralement. Toute la ruche est occupée par plusieurs dizaines de milliers d’abeilles.Si on n’y prête garde, la colonie va être tentée de se reproduire et d’essaimer. Les faux bourdons et les cellules royales apparaissent. Il est temps de poser les hausses pour augmenter le volume de la ruche et permettre le stockage du miel dont l’apiculteur récoltera le surplus à la fin de la miellée.
Le printemps et le début de l’été sont une période d’euphorie. Les ruches débordent de butineuses qui travaillent avec énergie dès les premiers rayons du soleil jusqu’à la nuit tombée pour profiter de toutes ces fleurs riches de pollen et de nectar.Se profile alors le temps des récoltes dont l’ampleur dépend de la synergie de trois facteurs : la force de la ruche, la richesse des ressources nectarifères et les conditions climatiques. Si un des ces trois paramètres fait défaut, la récolte sera largement réduite. Des colonies trop faibles, une période de canicule, de vent ou de pluie suffisent à réduire à néant les espoirs de l’apiculteur.Si les miellées sont généreuses et se succèdent de manière régulière, celui-ci peut récolter à plusieurs reprises des miels dits monofloraux ou de cru, dont l’origine florale provient majoritairement d’une seule source : le miel d’acacia, de tilleul ou de châtaignier par exemple.Si les ressources sont variées ou de faible amplitude, il attendra la fin de la saison pour récolter un miel polyfloral, communément appelé « toute fleurs ».Dès la fin des miellées, la ponte de la reine diminue. Les ouvrières massacrent les faux bourdons. La population décroit. Pour l’apiculteur, il est temps de procéder au traitement du varroa, ce petit acarien qui peut engendrer de fortes mortalités, si on ne réduit pas l’infestation.
A l’automne, stimulée par quelques averses bienvenues, la végétation ragaillardit. Aussi, les abeilles profitent-elles de ces ultimes floraisons comme le lierre, la bruyère ou la ravenelle. La reine reprend sa ponte. Elle donnera naissance à des abeilles d’hiver, dotées de réserves adipeuses plus conséquentes pour affronter l’hiver. Cette période est déterminante car la survie des colonies, cloîtrée durant plusieurs mois et leur vitalité au printemps dépendra de l’ampleur de cette ponte. Aussi, pour l’amplifier, est-il conseillé de nourrir en petite quantité avec un sirop composé de 50 pour cent de sucre et de 50 pour cent d’eau, l’ensemble des colonies et ce, tous les trois ou quatre jours.Il convient également d’évaluer les réserves et de les compléter si nécessaire et de placer les grilles d’entrée pour éviter la pénétration de petits rongeurs attirés par le miel, la cire et la chaleur.Une lourde pierre placée sur le toit de chaque ruche évitera à celui-ci de s’envoler à la première bourrasque…
les ouvrières
Les ouvrières
Elles constituent la population de la ruche.
Menu
-
-
Notre association
vise à promouvoir, la reconnaissance des produits de la ruche auprès du monde médical et para-médical
-
-
-
-
-







Nous remercions tous nos partenaires pour soutien apporté à l'AFA.
L'Apithérapie dans le monde francophone !
Promouvoir, la reconnaissance des produits de la ruche auprès du monde médical et para-médical 