la pollinisation
Dans le processus de reproduction, les grains de pollens microscopiques produits par les anthères, organes males de la fleur, doivent être transportés vers l’organe femelle, et en tout premier lieu jusqu’aux stigmates sur lequel ils germeront. Ils donneront alors naissance à un tube pollinique qui s’enfoncera dans le style et acheminera les noyaux spermatiques jusqu’aux ovules ou s’accomplira la fusion des gamètes. Plusieurs vecteurs permettent cette rencontre. Le vent constitue l’agent pollinisateur d’à peine 10 pour cent des plantes à fleurs, dites anémophiles, principalement dans les régions froides et tempérées. La reproduction des conifères dépend intégralement de cet élément. Quelques oiseaux comme les chauves souris ou les colibris participent à la pollinisation d’un certain nombre de plantes… Mais ce sont bien les insectes qui assurent la plus large part. Mouches, papillons, coléoptères assurent la reproduction de plusieurs végétaux dont les magnolias ou les daturasToutefois la place prépondérante est occupée par les hyménoptères et de manière prépondérante par les abeilles.Plus de 200000 mille plantes dites mellitophiles sont ainsi pollinisées par les abeilles.
La pollinisation des cultures
Découverte au milieu du XVIII siècle, la pollinisation a été observée principalement par Darwin (1809-1882). L’utilisation des abeilles s’est largement développée avec l’évolution de l’agriculture moderne et de nombreuses recherches ont démontré leur rôle irremplaçable. Elle favorise non seulement un meilleur rendement, mais améliore également la qualité gustative, la conservation et la présentation des fruits et des légumes.
L’arboriculture mobilise un grand nombre de colonies. Les ruches sont ainsi déplacées sur les vergers lors de la floraison des abricotiers, des amandiers, des cerisiers, des pêchers, des poiriers, des pommiers ou des pruniers. Sans ces précieuses butineuses, les kiwis ne produiraient aucuns fruits…. Dans les zones de grandes cultures, ce sont les champs de colzas, de
Fleurs de Pommiers
féveroles, de tournesol ou de sarrasin qui bénéficient du travail des colonies pour améliorer en particulier les rendements.Les maraichers doivent disposer de suffisamment d’abeilles pour polliniser courgettes, melons, fraisiers, poivrons, concombres et l’ensemble des petits fruits comme les framboises, les mures ou les myrtilles.Sans oublier, la pollinisation des cultures destinées à la production des semences dont la germination s’avère ensuite plus intense comme les trèfles, la luzerne ou la plupart des semences potagères, carotte oignon fenouil, radis, choux…Les études de l’INRA et du CNRS les plus récentes indiquent que 35 pour cent de nos ressources alimentaire sur la planète proviennent des insectes et à 80 pour cent de l’abeille et représentent 65 pour cent de notre diversité alimentaire. Le chiffre d’affaire induit par les abeilles est ainsi estimé dans le monde à plus de 150 milliards de dollars.
Le travail des apiculteurs
Aujourd’hui l’activité pollinisatrice, rémunérée, est devenue une pratique courante. Les agriculteurs réservent longtemps à l’avance les ruches dont ils auront besoin et juste avant l’éclosion des fleurs convoitées, les apiculteurs installent les colonies. Cette activité débute très tôt, dès la fin janvier pour la production de fraises sous serre. Au terme de la floraison, les abeilles sont déplacées vers de nouvelles ressources mellifères. Un apiculteur peut ainsi enchaîiner quatre ou cinq pollinisations jusqu’à la fin de l’été.
Les risques liés à la pollinisation. Plusieurs apiculteurs ont cependant abandonné cette activité après avoir déploré des intoxications massives de butineuses dues à de mauvaises pratiques agricoles comme les traitements en période de floraison, pourtant interdits, les emplois de désherbants sans prendre auparavant la précaution de broyer les fleurs afin que les abeilles ne les visitent pas, sans occulter certains produits phytosanitaires homologués malgré leur toxicité sur abeille…Aujourd’hui les agriculteurs éprouvent souvent de la difficulté à trouver les ruches pourtant nécessaires à leur exploitation...
La Californie Cet Etat américain représente la plus grande zone de production d’amandes dans le monde. Depuis le début des années 2000, les arboriculteurs ne parviennent pas à disposer de quantité de ruches suffisantes et la production d’amande à chute de trente pour cent. Le prix des locations des colonies s’est littéralement envolé, passant de 50 dollars à plus de 150 dollars.Pour essayer de compenser ce manque, les apiculteurs américains confrontés à des pertes colossales de colonies d’abeilles doivent en acheter notamment en Australie.En caroline du Sud, c’est la production de concombre qui est touchée et a chuté dans certains secteurs de plus de 50 pour cent…
En Chine, dans une région très agricole ou les abeilles ont littéralement disparus en raison de la dégradation de l’environnement, la pollinisation des vergers doit être effectuée à la main…Un travail fastidieux uniquement possible de par le faible coût de la main d’œuvre.
L’abeille sentinelle de l’environnement
L’abeille témoigne de la qualité de l’environnement dans lequel elle évolue. Grâce aux analyses polliniques, il est possible de connaitre l’identité des plantes visitées par les abeilles. On constate que la biodiversité est parfois plus riche au cœur des grandes métropoles que dans de nombreuses zones de grandes cultures devenus de véritables déserts écologiques.
Les abeilles vivent en effet une situation préoccupante.Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et le développement de l’agriculture intensive, les abeilles subissent années après années de nouvelles agressions. Alors que le taux annuel de mortalité naturelle des colonies s’élève à 4 à 6 pour cent, les pertes peuvent atteindre dans la plupart des pays industrialisé entre 30 et 50 pour cent voire parfois plus…Pour reconstituer leur cheptel, les apiculteurs doivent élever à partir des ruches restantes de nouvelles colonies mais cela augmente considérablement la masse de travail et se fait au détriment de la récolte de miel.
Les causes de la surmortalité des abeilles
Les pesticides représentent la cause prépondérante. L’apparition des nouveaux insecticides neurotoxiques systémiques dont la molécule enrobe la graine et assurent la protection de la plante tout au long de sa vie, du système racinaire jusqu’à la floraison, a été catastrophique. Les doses employées à l’hectare sont très faibles, de l’ordre de quelques dizaines de grammes mais ces molécules hyperpuissante induisent des effets toxiques dramatiques sur les espèces non cibles comme les abeilles. Dotées d’une durée de vie très longue, ils contaminent les sols et les eaux durant plusieurs années… Employés à vaste échelle, sur de nombreuses cultures, ces traitements préventifs vont à l’encontre des critères de développement durable ou d’agriculture raisonnée.Après de longs combats, les apiculteurs sont parvenus en France à faire suspendre l’utilisation du « Gaucho » sur tournesol puis sur maïs et du « Régent » sur toutes cultures. Mais un nouveau produit dénommé « Cruiser », malgré son profil toxicologique éminemment dangereux pour l’environnement, est autorisé sur maïs.Au grand dam des apiculteurs et des associations environnementales présentes au Grenelle de l’Environnement…En Italie, en Allemagne, à la suite de plusieurs dizaines de milliers de ruches mortes, ces produits ont été également retirés du marché. Malgré une directive 91/414 relativement efficace si elle était appliquée et des parlementaires européens conscients du danger que représentent ces produits pour l’environnement ou la santé, les procédures d’homologations à l’échelle européenne et dans les états demeurent insuffisamment rigoureuses…
La monoculture comme la suppression des haies et des bocages se révèlent également défavorables aux abeilles. Seule une politique agricole courageuse, corrigeant les abus d’un système productiviste pourtant condamné à l’échec, peut favoriser le retour d’une biodiversité aujourd’hui disparue. Affaiblies par des intoxications répétées et insidieuses, les abeilles développent également des maladies comme les loques ou les nosémoses et le varroa, cet acarien qui se nourrit sur les larves d’abeilles doit être surveillé pour en contrôler l’infestation.
Enfin, un nouveau prédateur a fait son apparition en France il y a quatre ans : le frelon vespa velutina. Venu de Chine, il s’est implanté dans le Sud Ouest et a déjà colonisé le tiers de notre territoire. Très prolifiques, construisant des nids imposants, les frelons, dès la fin de l’été, pour se nourrir, capturent en quantité les abeilles qui rentrent à la ruche. Incessamment harcelée, la colonie décline et finit par périr.L’apiculteur, un passionné en lien étroit avec ses abeilles.
Autonome et indépendante, pour vivre, la colonie d’abeille n’a pas besoin de l’homme. Durant des millions d’années, un simple trou de rocher ou un tronc d’arbre creux ont abrité ses rayons des intempéries.Mais, gourmand de miel et de cire, l’homme est devenu apiculteur et a cherché à les rapprocher de son domicile pour les avoir sous la main en les hébergeant dans des ruches
constituée de paille, de terre ou des troncs évidés de châtaignier ou de chêne liège.Il a fallu attendre l’invention de la ruche à cadre à la fin du XIXème siècle, qui permet d’effectuer
des manipulations sans abimer les rayons, pour que l’apiculture productive connaisse un essor considérable.
Aujourd’hui, 70 000 apiculteurs entretiennent 1 million 200 ruches en France. La plupart producteurs familiaux, ils détiennent moins de dix ruches.Quelques milliers s’occupent de quelques dizaines de ruches pour améliorer leur situation financièreEnfin, à peine 2000 apiculteurs ne vivent que de leur acticité apicole.
Menu
-
-
Notre association
vise à promouvoir, la reconnaissance des produits de la ruche auprès du monde médical et para-médical
-
-
-
-
-







Nous remercions tous nos partenaires pour soutien apporté à l'AFA.
L'Apithérapie dans le monde francophone !
Promouvoir, la reconnaissance des produits de la ruche auprès du monde médical et para-médical 